En une phrase : j'ai joué à beaucoup (trop) de jeux, sans pour autant y passer beaucoup d'heures... cela signifie simplement que je joue de plus en plus de manière superficielle. Conséquence de l'industrialisation massive de ce jeune (par rapport au livre ou au cinéma) média, je croule sous l'abondance : avec des très bons titres aux environs de 15-20 euros, à tous les coins de rues (puisque même un supermarché vend des jeux à côté des barils de lessive ou des packs de coca en tête de gondole), difficile de ne pas essayer tout ce qui me tente.

C'est à ce moment qu'Internet fait son office : articles, vidéos et commentaires à foison au quotidien donnent forcément une bonne raison de tester un jeu. Et si je ne m'intéressais qu'aux nouveautés... mais j'ai toujours la fibre du rétro, donc impossible de faire l'impasse sur des hits du passé (Thunder Force 3, Super Mario World, Donkey Kong Country, Super Metroid, Final Fantasy 7) ou des coups de coeur nostalgiques très "personnels" (égard à la qualité objective du titre, jugez plutôt : NBA Jam sur Gameboy, Bart Simpson vs the Space Mutants sur NES).

Comme ça ne suffit pas, la vague "néo-rétro", sur laquelle surfent tous les éditeurs depuis quelques années, ne tarit pas : j'ai apprécié les remakes de Chrono Trigger (DS) et Castlevania X Chronicles (PSP), ainsi que les compilations Sega Megadrive Collection et Capcom Reloaded (PSP).

Concernant les jeux plus "actuels", j'ai joué essentiellement sur PS2 de janvier à septembre, avec notamment le fabuleux Okami, un des jeux les plus réussis tout support et toute génération confondus. Magie, rêve, poésie, les qualificatifs habituellement propres aux oeuvres d'art lui siéent parfaitement, et pour cause c'est un chef d'oeuvre. Bien en-dessous niveau qualité, et surtout déjà vieux de sept ans, WipEout Fusion m'a déçu par l'aspect "agressif" trop prononcé lors des courses où la proéminance des armes dérègle le gameplay traditionnel de la série, basé sur la vitesse et la négociation des courbes.

La Gamecube n'a pas été en reste avec l'excellent (pourtant méconnu) jeu de rôle Baten Kaitos. Niveau réalisation, chaque écran de jeu est un véritable tableau de maître tellement la qualité des couleurs et du détail est élevée, et la bande-son ne rougit pas de comparaison avec les meilleurs musiques de la série Final Fantasy par exemple ; le système de combat basé sur des "decks" (ensembles) de cartes est technique, rapidement intuitif, et jamais répétitif (grâce aux dizaines de figures différentes).

Plus daté, mais jamais égalé à mes yeux, Resident Evil 4 m'a encore procuré une bonne dose de stress mélangé avec un maximum de plaisir ; à l'instar d'Okami, il s'agit clairement d'un des meilleurs titres de l'histoire du jeu vidéo, indétrônable dans son genre.

Tout aussi important aura été le passage à la "next-gen" quand j'ai acheté la PS3 en septembre. En quelques mois j'ai pu jauger la qualité de réalisation et le plaisir procuré par Batman Arkham Asylum, Tomb Raider Underworld, Dead Space, WipEout HD et bien sûr Street Fighter 4, signe que Capcom sait renouveler sa licence avec brio, et que le versus fighting 2D, même vingt ans après son apparition, peut encore surprendre et être addictif (les bonnes ventes King of Fighters 12 et Tatsunoko vs Capcom confirment).